Alone But Together

Alone But Together
Amis du jour Bonjour

Amis du soir Bonsoir

Bienvenue sur mon énième blog de fiction. J'espère que celle-ci vous plaira car j'aime beaucoup l'écrire jusqu'à maintenant. J'ai commencé à écrire cette histoire pour me vider le coeur, alors beaucoup d'éléments de la vie d'un des personnages seront inspirés de la mienne. Par contre, je ne présicerai pas quoi alors des choses seront inventés, d'autres non. N'oubliez pas qu'il s'agit d'une fan fiction alors ce qui à un lien avec la célébrité que je glisserai dans l'histoire sera entièrement faux.

Sur ce, bonne Lecture.

Pour être prévenu, vous n'avez qu'à me mettre dans vos blogs favoris et le tour sera joué.

# Posté le vendredi 08 août 2008 13:32

Modifié le vendredi 08 août 2008 14:12

Prologue

Prologue
Vous savez ce que c'est de toujours être seul ? Moi je vis ce phénomène chaque jour de ma vie. J'avais de nombreuses amies avant. J'ai eu une énorme chicane avec l'une d'elle et les autres se sont vite ralliées à elle. Depuis ce jour, je suis toute seule. Cela fait plus de deux ans, mais rien n'a changé. Je vis dans une solitude profonde, dans un silence quasi-total. Je parle seulement durant les cours, et au repas avec mes parents. Le reste du temps, je me cloitre dans ma chambre. Je n'ai pas envie de voir ma famille, si désespérée par mon état. Je préfère vivre par moi-même. Une fois mon secondaire terminé, je vais partir. Je ne sais pas encore où, mais je ne resterai pas. Ailleurs, une nouvelle vie m'attend. Mais malheureusement, il me reste une année d'école à faire. C'est demain que cela commence. Une dernière année à manger seule, travailler seule. Mais au moins, tout ça se terminera bientôt, puisque je quitterai le Canada qui ne m'a pas accepté. J'irai là où les gens m'apprécieront.
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# Posté le vendredi 08 août 2008 13:33

Modifié le vendredi 08 août 2008 13:57

Chapitre Un

Chapitre Un
28 août 2007

PDV lui

Ce pays, je ne le connais pas. On m'a forcé de venir y vivre. J'ai du quitter tout ceux que j'aimais. J'ai perdu la vie de rêve que je menais. J'ai perdu la personne la plus chère à mes yeux. Une vive douleur se promène constamment dans mon corps. Mon c½ur se serre. Je m'en veux, je m'en veux. Je prends tout le blâme de cette triste histoire. Tout est de ma faute. Je paie mes erreurs, c'est normal, mais je suis convaincu que la dette est trop grosse. Je n'ai tout de même pas mérité cela. Je suis exilé. Je ne peux pas retourner dans mon pays. Je suis pris ici. Pour des souvenirs oubliés, ma vie a été effacée. C'est comme si j'étais mort. Personne ne se rappelle de moi, je suis devenu un fantôme. Certains diraient que je peux tout recommencer à zéro, devenir qui j'ai toujours voulu être. Le problème, c'est que j'étais ce que je voulais. J'étais moi-même et j'étais heureux. Maintenant, je ne vis que tristesse, culpabilité et douleur. Le bus s'arrête. Je suis devant l'école où j'irai terminer mes études. Je sais que je vais avoir beaucoup de difficultés. Avant, j'étudiais en allemand. Maintenant, je vais dans l'une des rares écoles anglaises du Québec. Il y a programme d'art. Je pourrai surement jouer de la guitare. Ce sera déjà ça. J'ai pu traîner toutes mes guitares. J'ai une pièce remplie dans mon appartement. Les portes s'ouvrent et je sors de l'autobus jaune. Je n'étais pas embarqué dans un de ces trucs depuis bien longtemps. J'étais habitué au luxe, mais je me contentais de peu. De toute façon, plus rien n'avait de valeur à mes yeux, seul le prix que je payais pour avoir commis des erreurs.

Je marche dans les couloirs de cette nouvelle école. Tout le monde se connaît. Il y a des tas de petits groupes. Ils sont tous reliés par leur style vestimentaire. Très peu sont comme moi. Pourtant, mon style n'a rien de bien original. Je préfère n'approcher personne. Ils sont tous en gang fermés. Je sens que je ne me ferai pas d'amis ici. Avant, tout le monde voulait être avec moi. Les filles se battaient presque pour moi, maintenant, elles ne me regardent même pas. J'entends la cloche sonner. Je me dirige vers le bureau de la directrice. Cette dernière doit me remettre mon horaire, mes cahiers, ainsi que beaucoup d'autres papiers. Je ne suis plus habitué à toutes ces choses. À suivre des cours sur internet, les procédures ne me sont plus familières. La directrice me dit bienvenue. Elle m'explique le fonctionnement de l'école, me remet un numéro de casiers ainsi que de nombreuses autres choses puis elle me laisse filer. Je vais déposer mes choses dans ma case puis je vais à mon premier cours. L'enseignante est sensée être avisée de mon arrivée. Je cogne à la porte, elle vient m'ouvrir et je vais prendre place au fond. Tous les élèves me regardent. Ils semblent intrigués. Peut-être est-ce mon look qui est loin d'être majoritaire ici... Je ne vois pas ce que ça peut être sinon. L'enseignante d'anglais, Mme Lowell, souhaite que nous nous présentions tous pour qu'elle nous connaisse mieux. Plusieurs passent, je ne porte pas attention à ce qu'ils disent. Mon tour arrive. Je ne sais pas trop quoi dire.
« Euh. Je m'appelle Tom... et j'suis pas très bon en anglais. »
Dis-je tout simplement. Plusieurs avaient rit, pourtant, je n'essayais aucunement de blaguer. Ils riaient de moi, et non avec moi. Les autres parlaient beaucoup plus. Ils parlaient de leurs passions, de ce qu'ils aimaient. Moi je ne pouvais rien dire. Je devais taire mon passé. Le cours se termina rapidement et ce fut en sports mathématiques que je passai la période. Nous n'avons pas travaillé. L'enseignant avait blablaté sur le déroulement de l'année et des travaux généraux que nous allions devoir faire. Tout cela était barbant. Avant, je passais mes journées à faire de la musique, jouer à des jeux vidéos, draguer. Et voilà que j'étais de retour sur les bancs d'école. Après mes deux premiers cours de passés, je devais maintenant affronter la cafétéria. Cet endroit avait toujours été le plus compliqué. Les tables sont attitrées à chacun des gangs de l'école. Les nouveaux ont rarement leur place. Je regardai la nourriture qui semblait affreusement mauvaise et décidai d'aller au dépanneur. J'achetai un sac de chips et une bouteille de coca. J'allais devoir m'en contenter puisque rien n'était appétissant. Des gouttelettes commencent à tomber du ciel. Je n'ai donc aucun autre choix que de rentrer. Je me promène dans les couloirs, cherchant quelque part où aller. Il y a un long couloir, celui où les classes d'arts divers sont regroupées. En passant devant un local d'art plastique, j'entends une petite voix chanter une douce mélodie. Je m'approche de la porte et regarde par le petit espace en verre. Il y a une fille, d'allure différente que les autres. Elle semble peindre une toile. Elle à l'air solitaire, mystérieuse. Une partie de moi aurait cogné à la porte, mais une autre ne le souhaitait pas. Je finis donc par continuer mon chemin. C'est seul que je passai mon heure de dîner, et les deux cours qui suivirent. Je ne revis pas la fille du local d'art jusqu'au moment où je pénétrai dans l'autobus jaune pour retourner chez moi. Elle était assise dans l'un des premiers bancs, écouteurs sur les oreilles. Je ne la regardai pas plus longtemps et je pris place à quelques sièges plus loin.

# Posté le vendredi 08 août 2008 13:34

Modifié le vendredi 08 août 2008 14:06

Chapitre Deux

Chapitre Deux
30 août 2007

Un autre jour sans vie dans cette école pourrie. Des cours ennuyant, des professeurs exigeant. Je ne me rappelais pas de tout ce qu'on apprenait. J'ai toujours été nul à l'école, et ce n'est pas maintenant que ça allait changer. À l'aube de mes dix-huit ans, j'étais plus vieux que tout le monde dans cette école, excepté les profs bien sûr. Je me sentais hors-normes. J'étais redevenu le jeune Tom d'avant Devilish, celui qui se faisait critiquer, celui qui devait se foutre de l'opinion des gens. Cette fois-ci, je n'y arrivais pas. La célébrité m'avait ravagé le c½ur et l'esprit. J'étais habitué à être adulé, idolâtré. J'étais habitué à la facilité. Maintenant, je vivais dans un monde dur et rempli d'épreuves. Je n'avais pas assez d'expériences de vie normales pour les surmonter. L'une des plus dures étaient d'avoir tant de choses sur le c½ur et de n'avoir personne avec qui les partager. Quoique je doute que j'aurais de la facilité à tout dévoiler. Je ne pouvais avoir confiance en personne. Et puis pour commencer il fallait que j'aie des amis. Je ne croyais pas m'en faire ici, pourtant, je n'avais aucune idée de combien de temps j'allais devoir rester. Un an ? Deux ans ? Dix ans ? Qui sait...

Une envie me prit de retourner dans le couloir artistique, ce que je fis aussitôt. Sans étonnement, je revis la jeune fille d'hier. Elle était toujours seule et semblait encore concentrée dans sa peinture. Je voyais ses lèvres remuer, comme si elle chantait, encore une fois. Je pris mon courage à deux mains, le peu qu'il me restait, et je cognai doucement à la porte. Je la vis sursauter puis elle s'approcha de moi. Elle entrouvrit la porte du local d'art.
« Qu'est-ce que tu veux ? »
« Que tu me laisses entrer. »
« Donne-moi une bonne raison de le faire »
« Il n'y en a pas vraiment en fait. Tu es toujours ici, toute seule. Je me promène et je te vois. Chaque jour, je m'arrête. Je te regarde quelques secondes et je continue mon chemin. Chaque jour, je me demande qui tu es, pourquoi tu es là. Alors tu vois. Je n'ai pas de raison pour que tu me laisses entrer.»
Je me retournai et je fis quelques pas avant d'entendre un petit « Attends » sortir de sa bouche. Elle avait une douce voix hésitante et timide. Je me remis face à elle et avançai. Elle ouvrit suffisamment la porte pour que j'entre puis elle la referma derrière moi. Je fis quelques pas. Mes yeux ne quittaient pas son ½uvre. J'étais trop intrigué par ce qu'elle peignait.
« Je peux ? »
Lui demandais-je en pointant sa toile. Elle acquiesça d'un signe de tête. Lorsque j'aperçu son travail, j'en restai bouche-bé. C'était cent fois plus que magnifique. Sa toile était digne des plus grands peintres. J'étais époustouflé par son talent. J'arrivais à ressentir la douleur que son ½uvre transmettait.
« T'as vraiment beaucoup de talent. C'est sublime. »
« Merci. »
Me répondit-elle en rougissant. Je voyais bien qu'elle n'était pas habituée aux compliments alors que moi je n'étais pas habitué à ne pas en recevoir. Je devais tout recommencer à zéro ici. Je n'aimais pas cette solitude et ce silence constants. Je voulais vivre, sortir, être avec des gens que j'aimerais bien. Même si tout au fond je continuerais de m'en vouloir. Mais peut-être que ce serait moins dur avec des gens qui pourraient m'écouter quand j'aurais besoin de parler. C'était le seul avantage ici, les amis que je me ferais seraient sincères. Ils ne voudraient pas connaître une star ou avoir de l'argent. J'avais toujours été quelqu'un de gentil et sympathique. Il fallait seulement que quelqu'un le découvre.
« C'est toi Tom, dans le cours d'anglais ? »
« Oui, tu y étais ? Je ne t'ai pas vue. Quoique je n'ai pas porté attention à qui que ce soit. »
« Oui, mais j'étais dans un coin du fond...»
« Toi, tu t'appelles comment ? »
« Ariane. Avant, les gens me surnommaient Arie, mais ça fait bien longtemps que je ne l'ai pas entendu dire puisque je suis toute seule. Je me suis fais laisser tombée par toutes mes amies car j'ai eu une grosse chicane avec l'une d'elle. Alors du jour au lendemain, j'ai connu le silence, l'isolement. Maintenant, j'y suis habituée. Je vis sans aucune raison, mais j'ai trop peur pour mettre fin à mes jours. Je suis effrayée par la mort. Je préfère tout quitter et recommencer quand je le pourrai, que mettre fin à une vie qui aurait peut-être eu une chance de redevenir belle... »
Elle s'arrêta, mais poursuivi.
« Euh. J'ai aucune idée de pourquoi je te dis tout ça, je suis désolée. »
« T'avais surement besoin d'une oreille pour t'écouter. »
« Tom, tu me dis vraiment quelque chose. J'ai l'impression de t'avoir déjà vu. »
« On est dans le même bus. »
« Ce n'est pas le bus. »
Non, ce ne peut pas être possible. C'est carrément impossible.
« Ah ! J'ai trouvé. J'ai vu une photo sur Google. C'était Tokyo machin, je crois que je cherchais des photos de la ville de Tokyo et j'ai vu ça. Si ce n'était pas toi avec trois autres, il te ressemblait vraiment. »
Non. Elle sait, et j'ai envie de tout lui dire. Je sais que je ne le dois pas, mais en même temps...
« Tu peux garder un secret, qui est presque classé dans les affaires top secrètes européenne ? »
« Oui bien sûr, je ne parle à personne, alors tu peux avoir confiance. »
« Et bien, c'était vraiment moi que tu as vu. Tokio Hotel, c'était le groupe le plus populaire en Europe. Mais il faut que tout soit oublié. Tout ce qu'on a pu faire, c'est devenu un fantôme du passé. C'est pour cela que je suis ici. Je dois tout recommencer, et c'est vraiment dur. J'étais habitué à la facilité, à être entouré de pleins de gens, même s'ils n'étaient pas tous là pour les bonnes raisons. Le changement est vraiment radical pour moi. Mais s'il te plait, ne parle pas de ça. C'est plus qu'important que rien ne se sache. Je t'en dirais bien plus, mais je ne m'en sens pas encore capable. »
La cloche sonna, indiquant que nous devions aller séparément dans nos cours de l'après-midi. Nous sommes donc sortis du local. Devant la porte elle s'arrêta après avoir verrouillée celle-ci.
« Tu peux revenir demain. Ma toile est finie, mais je viens toujours ici. »
« J'y serai, et ce sera à mon tour de te montrer quelque chose. »
Dis-je avant de partir. C'est ainsi que nos chemins se séparèrent. Pourtant, ils allaient se recroiser.

# Posté le vendredi 08 août 2008 21:03

Modifié le lundi 11 août 2008 22:39

Chapitre Trois

Chapitre Trois
Vendredi 1er Septembre 2007

J'étais totalement détruit en cette triste journée. Mon c½ur avait peine à battre et mes idées étaient noires, sans exceptions. Aujourd'hui j'avais dix-huit ans. Mon frère et moi attendions ce jour avec impatience et nous ne pouvons même pas être ensemble pour le fêter. Penser à mon frère me faisait souffrir. Simplement la vue de son image dans ma tête me blessait le c½ur. Chaque fois, c'tait comme un coup de poignard en plein dans celui-ci. J'aurais voulu partir, mais je n'en avais même pas la force. Si seulement tout pourrait être comme avant. Pourtant, c'était impossible. Des souvenirs oubliés, une personne effacée. M'en remettrais-je un jour ? Probablement pas. J'avais perdu ma vie, j'avais vendu mon âme au diable. Je ne pouvais pas faire comme si de rien était. Le blâme était sur moi. Je portais trop de choses sur mes épaules. Trop abattu pour penser, pour essayer de trouver une petite échappatoire à ma douleur, je ne suis pas allé voir Ariane ce midi. Je suis resté seul, totalement seul. Je me suis assis dans ma case, mon Ipod sur les oreilles. Mon esprit vagabondait au son de Samy Deluxe, ce que j'écoutais la plupart du temps. Les yeux clos, la tête accotée contre une paroi de métal, je laissais mes pensées aller et venir. Je n'avais écouté durant aucun de mes cours. Les minutes avaient passé si lentement. Je n'entendais même pas mes professeurs parler. Toute mon attention était centrée sur Bill. Heureusement, cette journée était terminée. C'est pourquoi je me rendais jusqu'à mon bus. Celui-ci était presque plein et je pris place au fond d'une banquette, collant ma tête contre la fenêtre. Je sentais la douleur brulante sur mon c½ur meurtri.

PDV Ariane

Je le regardais d'où j'étais assise. Il était seulement dans le banc en diagonale derrière moi. Je sentais son cri d'à l'aide. Je voyais la peine et la douleur qu'il ressentait. Je comprenais pourquoi il n'était pas venu ce midi. J'imaginais que sa souffrance était trop dure pour qu'il l'affronte. Je ne pus m'empêcher de changer de place et d'aller m'asseoir à côté de lui, prenant doucement sa main pour la serrer contre la mienne. Je savais trop bien que si quelqu'un était venu m'aider il y a deux ans, je n'aurais pas refusé, et il fit de même. Mon pouce caressait doucement sa peau alors qu'il me rapprocha de lui. Ma tête était contre son épaule. On a parfois besoin que d'une seule personne pour mieux se sentir.

Retour au PDV Tom.

Son réconfort m'aidait. Je serrais sa main si fort que j'avais peur de lui faire mal. L'autobus roulait, mais nous on souffrait en silence. Je savais qu'elle avait mal elle aussi. Pour d'autres raisons, oui, mais nous souffrions ensembles. Nos mondes s'écroulaient, mais la présence de l'autre arrivait à nous apaiser. Ce n'était pas de l'amour, et pas encore de l'amitié. Ce qui nous unissait était une souffrance réciproque. Mon arrêt arriva. Je séparai nos mains et lui fis signe que je devais descendre. Après avoir franchis la première marche, je remontai à la hâte et je pris sa main pour l'attirer hors du bus. Je n'avais pas la force de rester seul. Elle me suivit sans broncher, ni même poser de questions. Elle entra dans mon appartement comme si c'était tout à fait normal et déposa son sac dans l'entrée. Je fus totalement étonné lorsqu'elle se colla contre moi, me serrant contre elle. Pris dans ma peine, je l'entourai de mes bras et la serrai très fort, comme si ma vie en dépendait. Une larme coula sur ma joue, puis deux, puis trois, et tout un tas d'autres. Je savais qu'elle pleurait elle aussi, car je sentais mon chandail s'humecter au fil du temps. Nous ne voulions pas nous lâcher, comme si la douleur était moins présente avec quelqu'un à nos côtés. Elle avait le même effet sur moi que Bill. Elle ressentait les mêmes choses, elle m'apaisait de sa simple personne. Elle n'avait pas besoin de parler, ni de rien faire. Juste sa présence était calmante, réconfortante pourrais-je tout aussi bien dire. Mon c½ur se consumait, mais elle était comme l'eau qui tentait d'en attiser le feu. Je ne puis dire combien de temps, combiens de larmes, nous restâmes enlacés ainsi, comme deux âmes en peines. Comme ce que nous étions réellement. J'enfouis ma tête dans ses cheveux bruns humectant cette odeur si particulière, si unique, resserrant un peu notre étreinte si cela était possible. Je sentis qu'elle agrippait mon t-shirt fermement comme pour mieux se rattacher à moi, pour que je reste avec elle. Peut-être souffrait-elle plus que moi ? Mais ne t'en fais pas, je ne suis pas prêt de partir. Si tu savais comment j'ai besoin de toi en ce moment. Elle releva lentement la tête vers moi, plongeant ses yeux chocolat dans les miens, les yeux remplis de larmes, mais pas seulement de tristesse, aussi d'émotion. Aurai-je parlé tout haut ? Non...
« Moi aussi j'ai besoin de toi ».

Puis, Ariane lâcha mon t-shirt pour agripper mon autre main, nos deux autres étant restées en contacts depuis la sortie de l'autobus. Cette fille était comme une cigarette. Il y avait quelque chose à l'intérieur qui rendait dépendant, et ça devenait vite une nécessitée. C'était pourquoi j'avais tant besoin d'elle, et je savais qu'elle ressentait la même chose. Je savais que la comparaison est plutôt dévalorisante, mais c'était l'essentiel qui comptait. Les mains entrelacées, je la guidai vers ma chambre. Je n'avais pas d'arrières pensées, seulement l'entrée n'était pas un bon endroit pour passer le temps. Le temps était infini, je n'avais aucune idée de quand je pourrais retourner dans mon pays, mais c'était certain que lorsque je repartirai, je l'amènerai, elle. Je ne ferai pas l'erreur de l'abandonner ici, parce que nous avions besoin l'un de l'autre. Nous fîmes notre entrée dans la pièce où nous nous assîmes sur mon canapé qui se trouvait plus loin. Elle se blotti contre mon torse, détachant deux de nos mains pour prendre quelque chose de sa poche. Il s'agissait de son cellulaire. Elle envoya un message texte à sa mère d'après ce que j'avais vu sur le petit écran puis le remis à sa place. Elle se recala entre mes bras qui la serraient au point de l'étouffer. Nous étions tellement moins vulnérables à la souffrance ensemble. Elle était ma force, et j'étais la sienne. Le temps s'écoulait, secondes, minutes, heures même. Il était beaucoup plus tard, nos yeux étaient toujours aussi humides et rougis par la douleur oppressante qui jaillissait de nos larmes. Je la tirai vers le lit, où nous fûmes bien vite étendus. L'un contre l'autre, les courbes de nos corps s'épousaient pour que nous soyons le plus près possibles. Nos mains ne s'étaient pas encore décroisées, nos pleurs n'avaient pas cessées, mais c'est ainsi que nous nous sommes endormis. À travers la douleur et la peine, mais maintenant, nous étions ensemble pour affronter les épreuves.

Et bien, jusqu'à maintenant, je n'avais pas écrit à la fin de mes chapitres. Il faut bien un début à tout. Dès aujourd'hui, je désire des commentaires sur les chapitres, ainsi que des lecteurs. Je voulais simplement vous laisser un plus ample apperçu de ce que sera ma fiction. Pour être prévenue des suites, il faut simplement me mettre dans vos blogs favoris. Sur ce, bisouux à vouus. <3
PS. Je dois un grand merci à Ariie, qui a su me faire débuggé quand j'ai bloqué.

# Posté le vendredi 29 août 2008 23:11

Modifié le jeudi 04 septembre 2008 21:09